Actualités et Agenda

COMMUNIQUE DE PRESSE Garantir la parité homme et Femme au Haut Conseil des Collectivités Territoriales

  • Posted on: 2 September 2016
  • By: femmesjuristes

Le Comité pour la Défense de la Parité et de la République, coordonné par l’Association des Juristes Sénégalaises et composé de dizaines d’organismes et d’individualités œuvrant pour la défense des droits humains, prend acte de l’adoption de la loi organique n° 2016-25 du 14 juillet 2016 et salue la réaffirmation de la parité relativement au Haut Conseil des Collectivités Territoriales qui est une institution semi-élective.

L’article LO 190-2 de cette loi modifiant le Code électoral et relative à l’élection des Hauts conseillers précise que chaque département élit trois (03) hauts conseillers au plus et un (01) haut conseiller au moins. En outre, l'article LO 190-3 dispose, en son alinéa 2, que la parité homme- femme s'applique à toutes les listes à chaque fois qu'il y a plus d'un poste à pourvoir. Malheureusement la tendance qui s’est dégagée après la confection des listes est que les partis et coalitions de partis politiques ont  privilégié les candidatures masculines au détriment de celles féminines. Ce qui aura pour résultat de compromettre la représentation paritaire au sein de cette institution.

Le Comité dénonce cette situation et exige l’égale représentation des hommes et des femmes dans le Haut Conseil des Collectivités Territoriales et aussi au niveau de son bureau et de tous ses autres organes.

Pour rétablir l’équilibre et se conformer à la loi n° 2010-11 du 28 mai 2010 ainsi qu’aux décisions de justice rendues par la Cour Suprême relativement au contentieux sur la parité, le Comité considère que le Président de la République

usera de son pouvoir de nomination des soixante dix (70) autres hauts conseillers et hautes conseillères, aux fins, conformément aux lois citées ci-dessus, de garantir le respect de la parité au niveau du Haut Conseil des Collectivités Territoriales.

Dakar le 31 août 2016

Le Comité pour la Défense de la Parité et de la République

AJS Association des Juristes Sénégalaises

AFEMS Association des Femmes Médecins du Sénégal

AJVA Association des Journalistes contre les Violences et les Abus Sexuels

ANAFA Association Nationale pour l’Alphabétisation et la Formation des Adultes

APROFES Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise

CAEDHU Centre Africain pour l’Education aux Droits Humains

COSAPERE/REDHS Collectif Sénégalais des Africaines pour la Promotion de

l’Education relative à l’Environnement

COSEF Conseil Sénégalais des Femmes

FAFS Fédération des Associations Féminines du Sénégal

FECSDA Femmes Education Culture Santé et Développement en Afrique

GEEP Groupe pour l’Etude et l’Enseignement de la Population

GREFELS Groupe de Réflexion sur Femmes et lois au Sénégal

HCDH/BRAO Haut Commissariat aux Droits de l’Homme/Bureau Régional de

l’Afrique de l’Ouest

IDHP Institut des Droits de l’Homme et de la Paix

ONDH Organisation Nationale des Droits de l’Homme

RADDHO Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme

RSJ Réseau Siggil Jigeen

Wildaf (Sénégal) Femmes, Droit et Développement en Afrique

WLUML Women Living Under Muslim Laws

Monsieu Daouda DIOP (consultant en genre)

COMMUNIQUE DE PRESSE

  • Posted on: 27 July 2016
  • By: femmesjuristes

L’Association des Juristes Sénégalaises(AJS) salue l’initiative du gouvernement  relative au programme de retrait d’urgence des enfants de la rue dont la mise en œuvre permet à notre Pays de se conformer  aux principes érigés par les Instruments juridiques internationaux et régionaux de protection et de promotion  des droits de l’enfant  signés et ratifiés ainsi qu’aux textes et stratégies nationaux  de protection des enfants.

L’ AJS n’a cessé, depuis des années, d’alerter les Autorités et l’opinion sur la problématique des enfants en situation de rue qui expose ces derniers à toutes formes de violences, d’exploitation et de dérives ; elle a toujours  exigé au niveau de toutes les Instances étatiques et à l’occasion de toutes ses activités, l’application effective des  lois protectrices des droits de l’ enfant .

 L’AJS exhorte le Gouvernement, pour solutionner définitivement ce phénomène, à, entre autres :

  • impliquer tous les acteurs concernés (maitres coraniques, familles, organisations de la société civile, acteurs communautaires, autorités, Etats limitrophes…) ;
  •   faire suivre cette initiative de mesures d’accompagnement permettant  la prise en charge des enfants recueillis, leur retour et maintien en famille et leur réinsertion sociale ;
  •  à finaliser les projets relatifs à la modernisation des daaras,
  • l’adoption du projet de code de l’Enfant.

L’AJS encourage le Gouvernement et lui réitère toute sa disponibilité.

                                                                            Fait à Dakar le 05 Juillet 2016

 

Sénégal- les chiffres de l’horreur, 1776 cas de viol en 6 mois, dont 516 cas d’inceste en 2016

  • Posted on: 19 July 2016
  • By: femmesjuristes

Les chiffres des viols et incestes au Sénégal sont effroyables et ahurissants. En effet, rien qu’entre le mois de janvier et le mois de juin de cette année plus de 1.776 cas de viols ont été enregistrés dont 516 cas d’inceste. Ces chiffres ont été communiqués par l’Association des femmes juristes du Sénégal.

Pour Moustapha Fall président de l’association des journalistes contre les viols et abus sexuels, rien qu’en 2016, il y a eu plus de 3600 cas de viol dans le pays. Et, pour cette année, 1776 cas ont été recensés en six mois dont les 615 cas sont des cas d’inceste.

De l’avis de Mme Khady Bâ secrétaire général de l’association des femmes juristes du Sénégal « les statistiques fournies par les boutiques de droit révèlent qu’entre janvier et juin 2016, il a été enregistré 617 cas de viol des filles et des femmes âgées entre 12 et 28 ans, dont 38 cas d’inceste avec 12 cas qui sont suivis de grossesse », a souligné Mme Bâ dans le journal l’As. 

Poursuivant dans le même registre Mme Bâ de constater que le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur malgré la sensibilisation, c’est pourquoi elle pense que pour bien lutter contre ce fléau il faut prôner une meilleure formation des officiers de police judiciaires pour une bonne qualification des faits, car la police est la première porte d’entrée pour combattre ces fléaux », pense Mme Khady Bâ.

Khadim FALL

Mardi 19 Juillet 2016 - 09:54

Le respect des droits humains est un impératif de impératif pour toute société, déclare les juristes du Sénégal

  • Posted on: 13 June 2016
  • By: femmesjuristes

La secrétaire exécutive de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), Awa Tounkara, a souligné mercredi à Thiès que l’évolution de toute société passe nécessairement par le respect des droits humains, et plus particulièrement, de ceux des enfants.

Selon elle, la Convention internationale des droits de l’enfant consacre les droits fondamentaux de tous les enfants, sans discrimination aucune par rapport à la survie, au développement, à la protection, à l’abus et à l’exploitation.

Mme Tounkara s’exprimait lors d’une session de sensibilisation des enfants sur les droits humains à Médina Fall, un quartier populaire de Thiès.

Parlant de l’utilisation du théâtre comme moyen de sensibilisation, elle a souligné que ce moyen d’expression permet aux enfants de faire connaître leurs doléances, de défendre leurs droits et de partager l’information avec leurs camarades de classe.

‘’Les enfants doivent avoir leur mot à dire sur tous les sujets les concernant, afin d’être des citoyens exemplaires, pour une société non violente et une société de paix’’.

La secrétaire exécutif de l’AJS précise que la cartographie des daaras à Dakar montre qu’il y a 54.837 enfants talibés (élèves coraniques) et 30.160 enfants mendiants et que 27 pour cent des enfants ne sont pas enregistrés à l’état civil.

Selon l’enquête démographique et de santé au Sénégal (EDS-2014), 36% des filles se marient avant l’âge légal (48% à Kolda, 53% à Tambacounda et 47% à Kédougou).

L’enquête souligne également que 75% des filles et femmes âgées de 15 à 49 ans ont été excisées, dont 92% dans la région de Kédougou, 87% à Matam, 86% à Sédhiou et 85 % à Tambacounda.

Si les enfants connaissent leurs droits, souligne Awa Tounkara, ils deviennent plus confiants, ce qui selon elle a motivé la tenue de cette session qui leur offre l’opportunité de sensibiliser leurs pairs sur les droits à travers le théâtre.

Violence exercée sur les enfants à Pikine : La boutique de l’Ajs enregistre 500 cas dont 43 viols en 2015

  • Posted on: 29 January 2016
  • By: femmesjuristes

Les droits des enfants sont dans un piteux état au Sénégal. Les mineurs font face aux mutilations génitales, aux viols, à la mendicité et autres pratiques néfastes. La boutique de Pikine, à elle seule, a enregistré 500 cas de violences dont 43 viols en 2015.

Les enfants continuent de subir des violences sexuelles et autres mauvais traitements. Rien qu’à Pikine, la boutique de droit a enregistré plus de 500 cas de violences dont 43 viols en 2015. Parmi ces cas de viol figurent des enfants, avance la secrétaire exécutive de l’Association des juristes du Sénégal (Ajs), qui a révélé ce chiffre au cours d’un atelier de formation sur la Stratégie de communication en matière de plaidoyer pour la protection des droits de l’enfant organisée par l’Ajs et la Raddho. Pour Awa Tounkara Cissé, les autres localités ne sont pas épargnées par ce fléau. «Il n’y a pas un jour qui passe sans que la presse ne nous relate dans la rubrique ‘’Faits divers’’ une sordide histoire de viol ou de violence exercée sur un enfant», s’indigne Mme Tounkara. 
Listant les maux, Couna Thioye, coordonnatrice du dépar­­­te­ment femme et enfant à la Raddho, convoque aussi les Mutilations génitales féminines (Mgf). «On pensait que ces pratiques néfastes sont en train de reculer dans ce pays, mais tel n’est pas le cas. La pratique se fait toujours dans les régions comme Kédougou où le taux de femmes âgées de 15 à 49 ans, excisées, tourne autour de 92%, à Matam 87%, à Sédhiou 86% et à Tambacounda 85%», annonce-t-elle. 

30 mille 160 enfants mendiants à Dakar
Par ailleurs, Couna Thioye a axé son intervention sur la mendicité des enfants. Elle rappelle les chiffres de la cartographie des daaras qui évalue le nombre d’enfants mendiants à 30 mille 160 à Dakar. Alors que le nombre d’enfants talibés s’élèverait, selon l’Eds 2014, à 54 mille 837. A cela, dénonce-t-elle, il faut ajouter les mariages précoces, la non-déclaration des enfants à la naissance à l’état-civil, la traite et l’exploitation des enfants.
Pourtant, le Sénégal dispose d’un cadre juridique très protecteur avec la ratification de pres­que toutes les conventions internationales et régionales protégeant des mineurs. Mais dans la pratique, le constat reflète une autre réalité. Les acteurs qui luttent pour une meilleure protection de ce groupe vulnérable se posent des questions. Que va-t-il se passer demain pour ces enfants victimes de mauvais traitements, d’autant plus que cette couche constitue l’avenir ? Cette dernière qui déplore le manque de volonté de l’Etat doute de la bonne foi de celui-ci. «A deux reprises, l’Etat est revenu sous la pression des religieux sur l’arrêté interdisant la mendicité des enfants sur la voie publique», regrette la coordonnatrice du département femme et enfant à la Raddho. 
Il faut rappeler que la Raddho avait porté plainte contre l’Etat du Sénégal auprès du Comité africain des experts sur la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et il avait été condamné par ce comité. «L’Etat nous oppose toujours le manque de moyens pour financer le plan stratégique national pour la protection des enfants. Il s’est permis même de demander aux bailleurs 5 milliards pour financer ce plan», se désole-t-elle. 
En attendant une action concrète de l’Etat, l’Ajs et la Raddho en partenariat avec l’Unicef mènent le plaidoyer dans le cadre du projet d’amélioration du dispositif légal pour la réduction des pratiques néfastes.

DEUX CENTS CINQUANTE CAS DE VIOLES SUR DES FILLES DE 3 A 18 ANS EN 2015

  • Posted on: 13 January 2016
  • By: femmesjuristes

L’association des juristes sénégalaise ne compte pas arrêter son combat pour l’autorisation de l’avortement médicalisé au Sénégal. Hier, les femmes juristes ont révélé des statistiques qui font froid dans le dos. 250 cas de viol dont 52 cas suivis de grossesse sont enregistrés entre janvier et novembre 2015, pour justifier l’urgence d’appliquer le protocole de Maputo, ratifié par l’Etat pour autoriser du Sénégal l’avortement médicalisé.

De janvier à novembre 2015, l’association des juristes sénégalaise a enregistré 250 cas de viol sur des filles de 3 à 18 ans, dont 52 cas suivis de grossesse. Des statistiques jugées alarmante par l’organisation des femmes juristes qui renseigne aussi que parmi les 52 cas de viol suivis de grossesse, 25 sont incestueux. Suffisant pour plaider pour l’avortement médicalisé au Sénégal. Face à la presse ce matin, Fanta Guéye Ndiaye, présidente de la dite association, cette situation est grave « dans un Etat de droit » d’où l’urgence de trouver un consensus autour de la question de l’avortement médicalisé afin de faire comprendre aux autorités sénégalaises « le fondement juridique de la question » qu’elles ont soulevé. Il est temps d’agir selon le juriste qui indique qu’il faut comprendre les conséquences de l’inceste et du viol sur les victimes. En son article 14, le Protocol de Maputo autorise l’avortement médicalisé aux femmes et aux filles porteuses de grossesse suite à un viol, inceste ou quand la santé mentale ou physique de la femme ou de la fille enceinte est en danger. Ou encor lors qu’il y’a risque pour la vie de la femme, de la fille enceinte ou du fœtus. Le Sénégal a pourtant ratifié ce protocole depuis 2014 mais, l’application de cette disposition tarde à se concrétiser au Sénégal car le Sénégal réprime l’avortement sous toutes ses formes. Pour M. Ndiaye, les campagnes des sensibilisations vont se poursuivre dans ce sens pour inciter nos gouvernants à respecter ses engagements mais aussi sensibiliser les communautés Sénégalaises sur l’importance de l’avortement médicalisé. Des statistiques fournies par certains instituts de recherches, ont faits états d’une multitude de femmes et de jeunes filles, en milieu carcéral qui ont été emprisonnées pour « avortement ou infanticide pour la plupart ». Une manière pour elle, de souligner les répercutions négatives de l’interdiction de l’avortement médicalisé.

Discours du SG du CSDH au Diner débat du 12 décembre 2015 au Terrou-Bi

  • Posted on: 12 December 2015
  • By: femmesjuristes

Monsieur le Ministre de la justice, Garde des Sceaux;

Madame la Présidente de l’Association des Juristes Sénégalaise

Madame la représente du Ministre de la femme

Chers invités

Mesdames et messieurs en vos rangs, titres et grades respectifs

C’est avec un plaisir, qu’au nom du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, je vous souhaite la bienvenue à ce diner débat pour renforcer l’engagement des différents acteurs pour combattre les Violence Basées sur le Genre.

L’exigence de tolérance et d’humanisme n’a jamais suscitée autant de préoccupations de la part des acteurs de la communauté internationale.

C’est donc tout naturellement que le Comité Sénégalais des Droits de l’Homme s’est engagé aux côtés de l’Association des Juristes Sénégalaises et du Projet d’Appui à la Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre pour partager sur les conditions d’autonomisation des femmes notamment par l’élimination des violences Basées sur le Genre.

En effet, on ne le dira jamais assez la vie en société est en elle-même source de violence du fait de la divergence des intérêts des un et des autres. Ceci a conduit à l’institution de ce facteur de régulateur appelé droit qui régit les rapports sociaux pour permettre à chacun de s’assumer pleinement.

Malgré la reconnaissance de l’égalité entre homme et femme à travers les différentes conventions internationales et par notre droit interne il y a toujours des manquements.

En effet chaque jour, des femmes, certaines âgées, d’autres moins, parfois des enfants, sont victimes de violences sexuelles, physiques, ou psychiques.

Chaque jour, à cette violence s’ajoutent la blessure du silence, le traumatisme de l’indifférence.

Chaque jour, ce sont des vies, certaines qui disparaissent, d’autres qui basculent pour longtemps, voire pour toujours.

Au Sénégal, l’ampleur du phénomène des violences basées sur le genre est restée longtemps sous-estimé, malgré des signaux d’alerte suffisamment explicites.

Ces victimes, nos mères, nos sœurs, nos filles, nos femmes, nos nièces font l’objet de violences morales, physiques, psychologiques et économiques.

Combien de fois nous apprenons, aussi bien par la presse qu’à travers nos discutions autour d’un tiébou dieune, que des sévices de toutes natures sont perpétrées à l’endroit des femmes et des enfants. Quand le mal devient banal je frissonne !!!

Il s’agit des coups et blessures volontaires, des viols, des cas d’inceste, des détournements de mineurs et j’en passe la liste n’est pas exhaustive.

Ces violences sont commises aussi bien dans le milieu rural que urbain, à domicile, au sein des établissements scolaire, dans la rue et sur les lieux de travail.

Pour les victimes, chaque parcours est diffèrent, mais il y a une réalité qui leur est commune : leurs difficultés ne sont pas arrêtées du jour ou la justice a mis les mots sur ce qu’elles avaient subi.

Souvent, ce qu’elles ont subi les a marqués, des blessures physiques, traumatiques mais surtout des blessures qu’aucun certificat médical ne peut attester.

Ces violences sont là pour entraver l’émancipation des femmes, empêcher leur bien-être et l’exercice de leurs droits. Leurs droits sexuels et reproductifs, leur droit à l’autonomisation et sur leur droit à la santé.

Là où il y des violences, la démocratie n’est pas tout à fait accomplie. Il n’y aura pas d’égalité dans le monde tant que des femmes et des enfants subiront des violences. Les victimes ne sont pas des victimes comme les autres, parce que ces violences n’ont qu’un seul but et même objectif, un seul et même résultat : reproduire, génération après génération, les inégalités entre les femmes et les hommes et maintenir les femmes dans un état de soumission.

Le tableau est sombre malgré la cadre enchanteur qui nous accueille.

Mais votre présence massive aujourd’hui est source d’espoir. Cette mobilisation traduit votre engagement. C’est également un appel à l’action, un refus du silence et contre l’indifférence.

Mesdames et messieurs

Lutter contre les violences basées sur le genre est un combat des femmes et les victimes.

Mais, ma conviction c’est qu’il s’agit aussi et surtout d’un combat pour la société toute entière.

Agir c’est définir des priorités :

D’abord la prévention à travers des campagnes d’informations et de sensibilisation.

Ensuite la protection, en garantissant aux victimes une prise en charge globale et continue, pour sortir de l’emprise et reprendre leur vie en mains.

Puis la sanction, en encourageant le dépôt de plainte et en améliorant la réponse pénale.

Et enfin l’accompagnement et la prise en charge psychologique et psychosociale des victimes.

L’ampleur du phénomène et son impact sur la santé des victimes et sur l’ensemble de la société nous obligent.

Ils nous obligent à mieux l’analyser dans toutes ses dimensions.

Ils nous obligent à penser de nouveaux modes de prises en charge, plus innovants, plus efficace et une approche pluridisciplinaire et plus attentifs aux besoins des victimes.

Nous sommes convaincus que le développement est irréalisable tant que les femmes et les enfants continueront de souffrir de violences ou vivront dans la crainte d’en être victimes.

Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,

C’est l’occasion pour moi de vous remercier pour votre engagement et vos actions quotidiennes pour le respect des droits humains, mais également de votre soutien constant et soutenu à l’endroit du CSDH. Votre présence à nos côtés ce soir nous rassure et nous réconforte.

Je voudrai également rendre hommage et m’incliner devant la mémoire de Mme Ndéye Khady DIAGNE, défenseure des droits et liberté.

Mesdames et messieurs

Je sais que nous pouvons compter sur votre détermination pour nous accompagner dans ce combat pour la justice et l’équité.

Nous vous remercions de votre engagement et de votre implication et je vous souhaite à toutes et à tous une agréable soirée et bon appétit.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Atelier de formation à Dahra : plaidoyer pour l’effectivité de la parité

  • Posted on: 20 November 2015
  • By: femmesjuristes

Dans le cadre du projet accès à la justice et parité sur le genre, l’Association des Juristes Sénégalaises(AJS), en partenariat avec l’American Jewish World Service(AJWS), a organisé un atelier d’échanges sur le thème « Parité et Stratégies d’effectivité ».

L’objectif de cet atelier est de veiller à l’effectivité de la loi sur la parité et de son décret d’application, de créer les conditions de leur appropriation par les acteurs concernés et les populations d’une manière générale. Organisé à l’intention des conseillères municipales de Dahra, des GPF, entre autres, l’atelier s’est tenu à la salle de délibération de l’hôtel de ville et a été présidé par le maire de Dahra, Momar Ndiaye.

Selon Marième Diop Dièye, membre du Conseil d’Administration de l’AJS, par ailleurs conseillère à l’Observatoire National de la Parité (ONP), « dans toutes las Nations émergentes, les hommes et les femmes travaillent ensemble et font des résultats. Conscient de cela, l’Etat du Sénégal a voté tous les instruments internationaux pour l’égalité des hommes et des femmes”.

Poursuivant, elle ajoute : “au niveau interne, on a vu la mise en œuvre de la loi sur la parité absolue ». Mais « aujourd’hui, nous n’avons pas atteint la parité absolue à l’Assemblée nationale où les femmes sont présentes à un peu moins de  43 pour cent ».

Pour que l’objectif de la parité soit atteint, l’AJS et une vingtaine d’organisations de défense des droits de la personne humaine  comptent  développer des stratégies, multiplier les échanges, faire des recommandations, afin de sensibiliser les populations pour le respect du décret d’application no 2011-819  du 16 Juin 2011.

Au terme de cet atelier de 2 jours, l’attention des autorités loales, des femmes politiques et des GPF, sera attirée pour la vulgarisation de la parité absolue.

Diourbel : L’ A.J.S sensibilise sur les mariages et grossesses précoces

  • Posted on: 2 November 2015
  • By: femmesjuristes

SENENEWS.COM- L’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) a mené une campagne de sensibilisation à Diourbel sur les mariages et les grossesses précoces. En tout, une trentaine d’élèves ont participé à cette journée de sensibilisation.

Selon Mme Ndiaye de l’A.J.S «Nous voulons arriver un jour à zéro violence faite aux jeunes filles au Sénégal» a t- elle déclaré. Elle soulignee que cette formation est non seulement pour les écoles mais aussi pour des familles afin qu’elles comprennent la nécessité de respecter les droits des enfants surtout ceux des jeunes filles.

L’inspecteur régional de Diourbel s’est félicité de cette initiative de l’A.J.S tout en rappelant les chiffres horribles de l’année scolaire 2014 – 2015. «Au cours de cette année 300 cas de mariages et grossesses précoces dans le milieu scolaire ont été enregistrés, des chiffres qui découragent les acteurs de l’éducation» a confirmé l’inspecteur.

Notons que cette sensibilisation sur les droits des enfants et des jeunes filles n’est pas la première de l’A.J.S, qui se bat depuis des années pour un meilleur avenir de la jeunesse Sénégalaise.

Protection des Droits de l’Enfant : L’Ajs condamne le décès du talibé battu par son maître

  • Posted on: 3 August 2015
  • By: femmesjuristes

L’Association des juristes sénégalaises (Ajs) dénonce et condamne le décès du jeune talibé de 12 ans, Dame Niang, des suites de châtiments corporels infligés par son maître coranique. Selon l’Ajs, ce drame est une illustration des nombreux cas de violation des droits de l’enfant au Sénégal. 

L’Association des juristes sénégalaises (Ajs) interpelle toute la communauté mais surtout l’Etat, en tant que garant des droits, sur l’urgence de renforcer la protection des enfants contre les mauvais traitements et les abus. Dans un communiqué, l’Ajs rappelle que le Sénégal est Etat partie à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant dont l’article 16 stipule que «les Etats parties à la présente Charte doivent prendre des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives spécifiques pour protéger 1'enfant contre toute forme de tortures, traitements inhumains et dégradants, et en particulier toute forme d'atteinte ou d'abus physique ou mental, de négligence ou de mauvais traitements, y compris les sévices sexuels, lorsqu'il est confié à la garde d'un parent, d'un tuteur légal, de l'autorité scolaire ou de toute autre personne ayant la garde de 1'enfant». 
Le document rappelle également que la Constitution, à travers son article 20, garantit la protection de l’enfant. Citant la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, les femmes juristes rappellent que la nécessité d’accorder une protection spéciale à l’enfant a été énoncée dans la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l’enfant et dans la déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale du 20 novembre 1959. Ce principe a été aussi reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en particulier aux articles 23 et 24, et dans celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et dans les statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées et des organisations internationales qui se préoccupent du bien-être de l’enfant.

Tata SANE

Violence sexuelle dans le milieu scolaire – L’AJS recense 1971 cas entre 2012 et 2014 | - Xalima

  • Posted on: 28 July 2015
  • By: femmesjuristes

XALIMA NEWS – La présidente de l’Association des juristes sénégalaises (AJS) a fait savoir hier, jeudi 23 juillet, que 1971 cas de violence sexuelle, ont été recensés dans le milieu scolaire durant les trois dernières années (2012, 2013 et 2014) sur l’ensemble du territoire sénégalais. Fanta Gueye Ndiaye précise aussi que la tendance s’est retournée en soulignant le fait que les auteurs des grossesses sont les élèves eux-mêmes. Elle s’exprimait au cours d’un atelier de renforcement de capacités des journalistes sur la problématique des violences faites aux enfants particulièrement des filles et des violences basées sur le Genre.

«Nous avons un chiffre de 1971 cas recensés durant les trois dernières années (2012, 2013 et 2014) sur l’ensemble du territoire sénégalais. Il faut souligner que la tendance maintenant s’est retournée. D’après les statistiques, les auteurs des grossesses sont les élèves eux-mêmes. Ce sont de jeunes élèves qui mettent en état de grosse des filles élèves. Ce n’est plus maintenant le fait des enseignants, mais le fait des élèves entre eux, surtout en classe de 4ème ».

En parlant ainsi la présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), Fanta Gueye Ndiaye tire la sonnette d’alarme sur la recrudescence des violences sexuelles, notamment le mariage précoce.

Elle s’exprimait hier au terme de l’atelier de renforcement de capacités des journalistes sur la problématique des violences faites aux enfants particulièrement des filles et des violences basées sur le Genre.

Pour elle, «les grossesses en milieu scolaire touchent les enfants de 13 à 18 ans. C’est un problème dans la mesure où la fille doit boucler ses 10 ans de scolarité. La tendance majoritaire est que ce sont des enfants qui engrossent d’autres enfants». Elle a souligné toutefois le recul des violences physiques, notamment le châtiment corporel qui est en train, selon elle, de prendre la courbe descendante dans le milieu scolaire. Non sans indiquer que «les enfants subissent des violences dans toutes les sphères, notamment dans la rue, au niveau des familles, écoles et ateliers d’apprentissage de métier».

Ces statistiques généralement inquiétantes et obtenues dans les boutiques de Droit mises en place,  poussent l’Ajs a engagé une forte mobilisation des acteurs du système éducatif dans le cadre des séances de sensibilisation, de formation sur les Droits de l’enfant.

«Le Sénégal a ratifié pas mal de lois, malheureusement cet arsenal juridique n’est pas effectif. Certainement, les acteurs concernés ne connaissent pas certains instruments qui doivent s’appliquer aux enfants», a relevé la présidente de l’Ajs.

Malgré les efforts de l’Etat où la plaie reste toujours béante avec un arsenal juridique insuffisant dans la pratique, le directeur de la Division Radio-télévision scolaire (Drts), Massamba Thiane, estime que «des solutions urgentes doivent être trouvées pour davantage accélérer les actions efficaces pour relever le niveau de compréhension et d’information des populations sur les droits des jeunes filles».

Documentaire intitulé "La loi du genre" de Laurent Savariaud

  • Posted on: 23 March 2015
  • By: femmesjuristes

Laurent Savariaud est un journaliste, réalisateur de films documentaires qui a mis en lumière, dans son dernier documentaire intitulé "La loi du genre", la situation de discrimination et de violences sociales et légales subie par les femmes et les filles sénégalaises. Pour avoir travaillé en étroite collaboration avec l'AJS avant et après le film, le Conseil d'Administration de l'AJS a décerné, à titre posthume, le statut de membre d'honneur de l'AJS à Laurent Savariaud (Paix à son âme).

La loi du genre:
Malgré des textes de loi progressistes, on observe dans les faits de nombreux cas d'injustice basés sur le genre au Sénégal. Juristes ou plaignantes, les femmes de ce documentaire témoignent d'une justice à deux vitesses selon les sexes.
Réalisation : Laurent Savariaud (France, 2014)

Voir le documentaire

Non aux violences faites aux femmes et aux enfants

  • Posted on: 11 March 2015
  • By: femmesjuristes

La journée de la femme partout dans le monde…
L’occasion d’évoquer notamment les problèmes de violences faites aux femmes…

Au Sénégal, le viol est un véritable fléau… dans la grande majorité des cas, les victimes n’osent pas porter plainte.. Elles n’osent même pas parler de ce qu’elles ont subi.

La correspondante RFI à Dakar, Carine Frenk, a pu recueillir le témoignage d’une jeune fille de 16 ans, prise en charge par l’observatoire de lutte contre les abus sexuels.

Visionner le spot TV

Le trafic de stupéfiants et l'infanticide, principales causes d'incarcération des femmes

  • Posted on: 9 March 2015
  • By: femmesjuristes

Le trafic de stupéfiants et l’infanticide sont les principales causes d’emprisonnement des femmes au Sénégal, selon un rapport conjoint du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et de l’Association des juristes sénégalaises (AJS).

Le trafic de stupéfiants est la première cause d’incarcération des femmes, avec 31%. Seize pour cent des femmes emprisonnées l’ont été pour infanticide. 

Arrêt de la Cour suprême du 08 Janvier 2015

  • Posted on: 23 February 2015
  • By: femmesjuristes
Dans son arrêt du 8 janvier 2015 la Cour suprême du Sénégal annule la décision de la Cour d'Appel de Kaolack et déclare applicable aux élections des bureaux et commissions des collectivités locales, le décret n°2011-819 du 16 juin 2011 portant application de la loi n°2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue homme-femme 
 
Considérant que de l’article 2 du décret d’application de la loi sus référencée, indique que le Conseil municipal, son bureau et ses commissions figurent parmi les institutions totalement ou partiellement électives ;
 
Considérant que la loi sus-citée favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonctions électives afin de corriger la sous-représentation des femmes au sein des responsabilités de la vie politique ;
 
Considérant que la notion des listes de candidatures figure malencontreusement dans le décret d’application pour l’élection des bureaux et commissions et, dès lors s’en servir pour écarter l’application effective de la parité dans les élections à candidatures individuelles, telles que celles du Maire et de ses Adjoints, c’est méconnaître l’esprit des textes susvisés ;
 
Qu’ainsi encourt l’infirmation, l’arrêt entrepris qui pour écarter l’application de la loi et rejeter le recours de Mbenda Ndiaye et autres, a retenu que le texte n’a pas prévu  les modalités pratiques du respect de la parité dans les élections à candidatures individuelles et qu’il n’existe pas de législation spéciale sur la parité applicable à ce scrutin ;
 

Observations générales N°2 : Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits de la Femme en Afrique

  • Posted on: 19 February 2015
  • By: femmesjuristes

La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples définit le droit au planning familial et le droit à l'avortement en Afrique.

Il est important de relever que le Protocole de Maputo est le tout premier traité à reconnaître l'avortement, dans certaines conditions, comme un droit humain des femmes dont elles devraient jouir sans restrictions ni crainte de poursuites judiciaires.

La Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (Commission Africaine) se réjouit de la ratification de cet instrument important, par la majorité des États membres de l'Union Africaine. Mais elle fait le constat que plusieurs pays tardent a engager les réformes juridiques nécessaires à l'intégration de ses dispositions pertinentes, dans leur législation interne en particulier, dans le domaine des droits sexuels et reproductifs.
C'est pour aider à inverser cette tendance que la Commission Africaine a adopté des Observations Générales n ° 2 sur l’Article 14.1 (a), (b), (c) et (f) et Article 14. 2 (a) et (c)) du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes en Afrique, à l'occasion de sa 55ème Session Ordinaire tenue a Luanda (Angola) du 28 Avril au 12 Mai 2014. Elles donnent des orientations claires sur les obligations generales et spécifiques des États - parties en vue de favoriser l'intégration et la mise en œuvre effectives des dispositions de l'Article 14 du Protocole de Maputo.

Les Violences basées sur le genre

  • Posted on: 29 January 2015
  • By: femmesjuristes

Les droits de l’homme ont existé depuis très longtemps, mais ils sont devenus de nos jours un sujet important et complexe qui mobilise l’opinion internationale. Le respect des droits de l’homme est devenu un élément de négociation entre les Etats et leur effectivité confère le grade d’Etat de droit ou d’Etat de référence. Les droits de l’homme ont une histoire qui continue de s’écrire encore en fonction d’enjeux idéologiques, politiques et juridiques. Toutefois, il faut savoir que les droits humains ont connu leur première expression sous forme de déclaration à vocation universelle en Afrique. C’est le serment du Mande (Manden Kalikan) prononcé par la confrérie des chasseurs, au Mali en 1222. La confrérie des chasseurs du Mandé dont Soundjata Keita était membre s’éleva contre l’atroce pratique de l’esclavage « au nom du credo de leur société, la donso ton, qui prêche la fraternité universelle, l’amour du prochain, la droiture morale et spirituelle, la protection et la défense des pauvres et des faibles contre l’arbitraire et la tyrannie. » 

La présentation de la boutique de droit de Pikine

  • Posted on: 12 January 2015
  • By: femmesjuristes

L’ouverture de la boutique de droit de Pikine entre dans les objectifs du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance parmi lesquels : corriger les disparités de genre, favoriser l’inclusion sociale des groupes vulnérables, permettre aux populations de bénéficier d’une assistance juridique et judiciaire, promouvoir la protection des droits de la femme et de l’enfant et l’éradication des violences faites aux femmes et aux enfants. La Boutique est un centre qui offre gratuitement des services d’écoute, de consultations juridiques et d’assistance juridico-judiciaire et psychosociale.

Communiqué de presse sur l'annulation du conseil municipal de Kaolack par la cour suprême

  • Posted on: 8 January 2015
  • By: femmesjuristes

L’Association des Juristes Sénégalaises et le Comité pour la défense de la parité et de la République se réjouissent de l’arrêt historique rendu ce  jeudi 8 janvier 2015 par la Cour Suprême du Sénégal.

A la suite des élections municipales du 29 Juin 2014, le Conseil municipal de Kaolack a été installé sans respecter l’exigence de parité posée par le décret d’application de la loi sur la parité. 

Pages